Axel Cleenewerck
Il était une fois les estaminets bruxellois…
IMG_20180822_105509926
C'est fort logiquement dans un bistro du coeur des Marolles que le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, a présenté un ouvrage richement illustré sur les estaminets de la capitale. Le livre de 175 pages est publié par BruxellesFabriques, une association connue entre autres pour s'être mobilisée en faveur de la sauvegarde du matériel brassicole de Wielemans-Ceuppens à Forest.

« Estaminets et cafés de Bruxelles » reprend toute une série de témoignages et revient sur les multiples usages que pouvaient avoir ces lieux. « On s’y mariait, on faisait les fêtes de première communion, on y mettait sa caisse d’épargne… », résume Philippe Close.

Un chapitre du bouquin est également consacré à la bière, un secteur étroitement lié aux cafés. Frank Boon, président de la Chevalerie du Fourquet, assistait à la présentation de l’ouvrage. « La Chevalerie avait pour habitude de soutenir ce genre de publications, mais ça faisait quelques décennies que nous ne l’avions plus fait. Je suis fier de reprendre cette tradition », a-t-il souligné.

Frank Boon, brasseur de lambics, était également satisfait de son déplacement au Petit Lion. « Tous ces gens sont avant tout mes clients. Nous ne sommes pas une brasserie pour l’élite. » Boon estime qu’une trentaine d’établissements des Marolles servent ses bières. « Entrer dans ces endroits, c’est prendre une bonne dose de joie de vivre. On voit que dans les communes où il n’y a plus de cafés, les gens isolés ne sortent plus de chez eux. », commente-t-il.

Le Petit Lion aurait pu être définitivement relégué dans les archives si un trio de quadragénaires n’avait pas eu l’envie de reprendre le bail. « C’est un café que je fréquentais et j’aime cette ambiance de caberdouche », explique l’un des repreneurs, David, 42 ans. « Cathy, qui avait passé plus de trente ans à la tête du café nous a annoncé il y a quatre ans sa décision d’arrêter. Nous avons rouvert début 2016. Les habitués avaient peur qu’on change l’âme du café qui est un peu leur dernier bastion. On n’a touché à rien et on a finalement été bien accepté. »

David est fier d’être à la tête de cet établissement, libre de brasseries, et qui tient à proposer au fût les trois pils les plus populaires du Royaume. A 1,8 euro les 25 centilitres, s’il vous plaît!