Axel Cleenewerck
La première bière de Beerstorming labellisée “neutre en CO2”
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La brasserie collaborative Beerstorming a obtenu le label "CO2 Neutral" délivré par CO2Logic et Vinçotte pour une de ses bières, la BS#0028 GMGK. Il s’agit en réalité de la première bière de l’enseigne saint-gilloise, lancée il y a deux ans. Une production de 2.800 litres vient d’être réalisée et c’est ce stock, prévu sur le marché début mars, qui est reconnu par CO2Logic, société de consultance en matière environnementale. “A terme, on aimerait que toutes nos bières soient labellisées ainsi que la brasserie elle-même”, explique Arthur Ries, fondateur de Beerstorming.

Dès sa naissance, Beerstorming a sollicité les conseils de CO2Logic. La picobrasserie a ainsi pris différentes mesures pour tenter de mener son activité sans trop endommager l’environnement.  Il faut compter en moyenne trois kilos de CO2 pour produire un litre de bière. Toutes les émissions CO2 dans le processus de fabrication d’une bière ne peuvent toutefois jamais être complètement éliminées. Pour parvenir à réduire l’impact sur le climat et prétendre au label neutre en CO2, la brasserie a décidé de compenser ses activités en soutenant un projet environnemental certifié. “Pour être neutre en carbone, il ne faut pas seulement tenir compte de la production de bière, mais aussi de la logistique, de la provenance des matières premières…”, éclaire Arthur Ries.

En prenant en compte ce qui a été déjà mis en place chez Beerstorming en termes de réduction de CO2, CO2Logic a estimé à 7 centimes par litre de bière le montant à verser pour compenser l’impact de production d’un litre de bière. Ce sont donc quelque 200 euros qui iront au projet retenu, à savoir « Saving Trees » en Ouganda. Ces 7 centimes sont considérés par CO2Logic comme le montant moyen pour toute bière. Le consultant ajoute que le label de Beerstorming constitue une première brassicole en Belgique.

Il semble donc envisageable pour une picobrasserie de verser des compensations à la production de bière. Quand on évolue, comme un géant brassicole, à des millions d’hectolitres, l’addition risque logiquement d’être plus salée. Les grands groupes ne sont cependant pas en reste en matière de réduction des émissions, comme en témoignent les objectifs environnementaux mondiaux lancés par AB InBev en 2013. Ailleurs en Europe, la brasserie autrichienne Göss, filiale d’Heineken, a été certifiée brasserie neutre en CO2 en 2015. L’apport énergétique provient entièrement d’énergies renouvelables. Carlsberg a fait de même avec son unité de Falkenberg en Suède.

 

Crédit photo: Beerstorming