Axel Cleenewerck
Les installations et le patrimoine de Rodenbach choyés
Rodenbach-2017
La brasserie Rodenbach et ses quelque 300 foudres constituent une valeur sûre du patrimoine brassicole belge. Ils devraient le rester puisqu'un financement de 2,7 millions d'euros vient d'être récemment annoncé. La reprise en 2016 de Palm, maison mère de Rodenbach, par le néerlandais Bavaria ne semble donc pas porter préjudice au brasseur roularien, loin s'en faut.

Les investissements, répartis sur deux ans, concernent notamment le conditionnement, une ligne de filtration, un nouveau système de traitement de l’eau, une nouvelle cuve de garde et des interventions en vue de rendre les installations moins énergivores.

En parallèle, le design de la bière va être revu. Les étiquettes actuelles de la Rodenbach datent de 2007 et le brasseur souhaite désormais mettre en avant la forme de l’emblématique lettre « R », présente sur tous les emballages. La démarche rappellerait le « R » du passé, souligne-t-on à Roulers.

Acquise en 1998 par Palm, Rodenbach bat pavillon néerlandais depuis l’an dernier. Les salles à foudres, de renommée mondiale avec les 294 foudres en bois de chêne, dont certains vieux de 150 ans, sont protégées au titre de patrimoine industriel de la Communauté flamande.

La gamme Rodenbach a été étendue ces dernières années. Elle comprend désormais trois bières originales, la Classic, la Grand Cru et la Vintage, et des versions affinées avec des fruits rouges: la Rosso, l’Alexander, et la Caractère Rouge. Quelque 40.000 hectolitres ont été produits en 2016.