Axel Cleenewerck
Pleine lune incendiaire à Malines
© Visit Mechelen
Malines accueille cette année la 7e édition du Brussels Beer Challenge du 2 au 4 novembre. L'occasion pour Bière Grand Cru de revenir sur l'une ou l'autre particularité de la ville ou... de ses habitants.

L’un des surnoms donnés au Malinois est en effet “celui qui éteint la lune”, plus poétique en flamand: « Maneblusser ». L’histoire veut que, par une nuit de l’hiver 1687, la tour de la cathédrale Saint-Rombaut s’était quelque peu perdue dans la brume. Un habitué des cafés quitta un estaminet de la Grand-Place lorsqu’il jeta un coup d’oeil à cette imposante tour. Il aperçut une lueur à proximité et crut la voir en feu. Il donna immédiatement l’alerte. Toute la ville fut rapidement sur le qui-vive. Les premiers seaux d’eau sont acheminés vers le sommet de la tour, quand les nuages s’effacent petit-à-petit pour laisser place à la lune dont les reflets dans le brouillard avaient fait croire à notre brave homme, à l’esprit lui-même embrumé, que la cathédrale était la proie des flammes.

Dans les siècles suivants, les aléas n’allaient cependant pas épargner l’édifice religieux dont les origines remontent au 13e siècle. La ville de Malines a été lourdement bombardée pendant la Deuxième Guerre mondiale avant qu’un incendie, bien réel celui-là, n’endommage la cathédrale en 1972.

Mais la fameuse tour Saint-Rombaut est toujours debout et si l’ascension de ses 97 mètres ne vous rebute pas, il est possible d’atteindre son sommet et d’y jouir d’une vue panoramique sur Malines et ses environs.

Logée dans le centre-ville, non loin de la cathédrale, la brasserie Anker a logiquement fait écho de la légende en donnant le nom de Maneblusser à l’une de ses bières, une blonde légère (5,8% vol. alc.) qui “éteint” la soif. La bière a été rejointe par des versions saisonnières: une blanche (5,4%), une printemps (6,5%) un peu épicée et un bock automnal (6,5%).