Axel Cleenewerck
Un été chaud profite à la pils et au sans alcool
Belgian Beer Weekend 02-09-2016 © Bart Van der Perre - lowres (13 of 46)
L’été particulièrement chaud de 2018 et la Coupe du Monde de football en Russie ont largement contribué à une progression de la consommation en Belgique de la pils (+ 0,5% par rapport à 2017) et des bières sans alcool ou faiblement alcoolisées (+ 20%).

Cela faisait près d’une décennie que la consommation de pils déclinait en Belgique. Même la Coupe du Monde au Brésil où les Diables rouges avaient tout de même signé une belle campagne n’était pas parvenue à inverser la tendance négative. La stagnation observée entre 2017 et 2018 peut donc être considérée comme un exploit alors que dans le même temps l’essor des bières sans alcool et faiblement alcoolisées se poursuit, avec une progression nettement plus marquée, au travers de volumes certes beaucoup plus anecdotiques (347.377 hectolitres contre 4,7 millions d’hectos à la pils).

Dans l’ensemble, la consommation de bière s’est stabilisée l’an dernier sur le marché belge, à 7 millions d’hectolitres ce qui est vu comme une victoire par les Brasseurs belges.

Le résultat des exportations peut se résumer à une bonne et à une moins bonne nouvelle pour nos brasseurs. La première c’est que la hausse des accises en France semble bien oubliée. Les exportations ont encore progressé dans l’Hexagone, de 6,7% en un an. La seconde par contre, c’est que la bière belge est moins demandée aux Etats-Unis. Les responsables de la fédération ne paniquent pas. “Si c’est une baisse par rapport à 2017, le total de 2018 (2,3 millions d’hectolitres, -12%) reste le deuxième meilleur vers les Etats-Unis”, explique Nathalie Poissonnier, directrice des Brasseurs belges. Elle estime que l’affontement commercial auquel se livrent Etats-Unis et Chine a des répercussions indirectes sur l’exportation de bière belge en Amérique. L’évolution du mouvement craft aux Etats-Unis n’est évidemment pas étranger à cette marche arrière. “Nos membres nous confient rencontrer des difficultés dans ce pays depuis plusieurs années déjà. Peut-être que cela ne se traduit qu’aujourd’hui dans les chiffres”, explique Jean-Louis Van de Perre, président des Brasseurs belges. Il ajoute que les derniers échos des brasseurs à propos des Etats-Unis ne sont pas trop négatifs.