Axel Cleenewerck
Un peu de drêche en apéro?
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Depuis un temps déjà, l’économie circulaire s’est invitée dans le domaine brassicole. On pense notamment aux bières conçues à partir de pains invendus. Beerfood a voulu aller plus loin en réutilisant le résidu d'une matière première de la bière, la drêche, pour en faire des biscuits d’apéritif.

Rodolphe Paternostre est la tête pensante de cette aventure. L’existence aux Etats-Unis d’une barre de céréales conçue à partir de la même matière première l’a titillé. Rodolphe a sollicité l’analyse d’une diététicienne afin que celle-ci lui confirme que la drêche n’était pas une substance “totalement morte” sur le plan nutritif.

Deux ans après ces balbutiements, le projet a pris son envol et une opération de financement participatif a été lancée fin mai. “Ces fonds vont nous permettre de développer l’aspect logistique du projet, notamment récolter les drêches auprès des brasseries bruxelloises”, explique Rodolphe. Le néoentrepreneur précise travailler avec l’ensemble des brasseries en activité dans la capitale. La drêche est l’amas de céréales subsistant après le soutirage et la filtration du moût. Elle est généralement destinée au bétail.

La confection du cracker en tant que telle est confiée à la Fleur du Pain. De la farine, de l’eau, de l’huile d’olive et quelques épices en fonction des parfums développés sont ajoutés à la drêche qui intervient à hauteur de 30% dans le produit.

Les responsables de Beerfood espèrent écouler chaque mois quelque 200 kilos de crackers. Ils ont l’intention de dévélopper des dips avec le traiteur Belgobon et de solliciter un zythologue pour exploiter au mieux les propriétés de beerpairing de leur biscuit à la drêche.