Axel Cleenewerck
Une IPA pour recueillir toute la détresse de LeBron James
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Les brasseurs sont de grands amateurs de sport. On sait la famille Van Roy (Cantillon) fervente supportrice de l’Union Saint-Gilloise par exemple. Aux Etats-Unis, le soccer n’est pas le sport roi, alors les crafts brewers prennent fait et cause pour leur équipe locale de basket, de foot américain ou de baseball. Et quand il s’agit de chambrer l’adversaire, l’occasion est bonne pour sortir un brassin spécial.

Barebottle Brewing à San Francisco a ainsi produit début juin une Tears IPA qui doit son nom à la déception de LeBron James (Cleveland Cavaliers), battu en finale du championnat nord-américain de basket (NBA) par les Golden State Warriors, établis à Oakland. Dans la première manche de ces finales jouées au meilleur des sept matchs, les deux équipes sont à égalité à quelques secondes de la fin mais Cleveland a encore un lancer-franc à tirer. Un coéquipier de LeBron James le rate. Première déception. Mais un autre coéquipier s’empare du ballon. Il a la possibilité de remonter immédiatement vers l’anneau pour essayer de donner la victoire aux siens mais préfère s’éloigner du cercle et faire s’écouler les dernières secondes. Ultime déception. Le joueur pensait en fait que son équipe menait d’un point. Egalité, puis prolongation dans laquelle l’équipe locale, les Warriors, ne feront qu’une bouchée des Cavaliers encore désarçonnés par la bévue commise.

LeBron James, auteur lui-même d’une performance historique à 51 points, 8 passes et 8 rebonds, n’a que toutes les larmes de son corps pour pleurer. Ce sont ses larmes que la brasserie Barebottle a “recueillies” pour les distiller dans son brassin d’IPA. Elles s’accorderaient bien avec le houblon Mosaïc, ironise la brasserie californienne. Résultat une IPA particulièrement voilée à 6,5% vol. alc. dans un style (Hazy IPA) très populaire outre-atlantique. L’aspect brumeux de la bière ne peut que refléter l’état d’esprit de LeBron James après cette défaite sur le fil. La légende veut que dans les vestiaires à l’issue de la rencontre, celui qu’on surnomme le « King », rageur, a tapé du point contre un tableau, se blessant sérieusement à la main. Et le rendement de la superstar de baisser dans les trois rencontres suivantes, synomymes d’autant de défaites pour les Cavaliers.

Crédit photo Barebottle Brewing Company